Nous avons déjà analysé ici l'importance des bailleurs sociaux, les HLM, puis les questions financières qui les concernent.

Venons-en à l'attribution des logements sociaux, et rappelons d'abord que 90 % de la population bondynoise sont en droit d'accéder aux HLM.

Il y a donc un enjeu majeur à ce que l'attribution des logements soit juste, tous les bailleurs sont confrontés à cette question. On se rappellera que quand les Tibéri ont été chassés de la mairie de Paris, Bertrand Delanoë a dû rompre avec leur politique en mettant en place une politique exemplaire d'attribution sur des critères exacts. 

C'est ce que les mal-logés de Bondy ont demandé pour éviter les passe-droits.

Que s'est-il passé alors ? Bondy Habitat a mis en place un barème... qui est seulement consultatif ! Autant dire qu'il s'agit d'une arnaque. Imaginons que l'on fasse une grille des salaires qui n'est pas suivie, ou des limites de vitesse seulement consultative par la police... C'est exactement ce qui se passe à Bondy : les attributions sous Mme Thomassin se faisaient en fonction des dossiers que les membres de la commission voulaient faire passer. Un des responsables de Bondy autrement s'est ainsi vu attribuer un pavillon six mois avant les municipales : il l'a refusé parce que nous ne nous vendons pas. Et il a écrit pour dénoncer cette attribution qui prouvait que toutes les attributions étaient douteuses. Aucune réponse, ni de la directrice, ni de la maire, ni du préfet, ni de l'Agence du contrôle du logement social.  La politique d'attribution est-elle délibérément opaque à Bondy ? Nous vous laissons répondre.

Qu'est-ce qui a changé avec le nouveau maire ? Rien. 

Nous avons eu l'occasion de porter ce débat des critères. Ils ont été refusés par le nouveau pouvoir.

D'ailleurs, cette transparence est tellement problématique que le site internet de cotation de Bondy Habitat n'est plus accessible : cela évite les problèmes ! Mais quand il fonctionnait, le nombre de points pour accéder à un logement (par exemple 450 points pour un T4) était si élevé qu'aucun demandeur ne l'avait ! De quoi faire comprendre à tout le monde qu'il faut attendre et se taire.

Cela pose un problème : comme tous les services publics, le logement social doit être à la disposition de tous les usagers, pas à la discrétion des politiciens.

C'est pourquoi nous avons travaillé à des critères que nous vous rappelons : 

Voici notre proposition de critères pour les attributions :

 

Incendie : Relogement immédiat exceptionnel

 

1ère catégorie de priorité

200 points

Handicap (malvoyant, chaise roulante, manque de mobilité) à 80 % et plus

Sans-abri (domiciliation administrative) / Violence conjugale pour reloger la victime et les enfants (dans le cas d'attente d'une décision de justice) /

Situation de danger entre voisins (avérée par un rapport de police)

 

2ème catégorie de priorité

100 points

Logement trop petit pour des enfants : enjeu scolaire

Divorce avec des enfants

 

3ème catégorie de priorité

50 points

Décohabitation liée à un divorce

Relogement de locataire d’un logement insalubre

 

4ème catégorie de priorité

25 points

Décohabitation d’un enfant adulte

Rapprochement d’une personne âgée de ses proches

 

+ Attente

1 point par mois

 

Il faut continuer à l'exiger : des critères pour une sélection juste et une commission qui ne se base que sur ces critères et pas sur des affinités personnelles. La mobilisation citoyenne est nécessaire.

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