Sarkozy multiplie les chèques... pré-électoraux

Par Napakatbra

"Les Français recevront un chèque en février, un mois avant d’aller aux urnes". Et Sarkozy inventa le chèque-point électoral... pour rassurer les députés de sa majorité, inquiets de l’impopularité de la taxe carbone à six mois des élections régionales 2010.

 



Mardi 15 septembre, jour de rentrée parlementaire, Nicolas Sarkozy avait convié les députés UMP à l’Élysée pour un cocktail déjeunatoire. Objectif : dégonfler la polémique sur les tests ADN et regonfler le moral des troupes, inquiètes de l’impopularité de la taxe carbone à six mois des joutes régionales. Selon Le Monde, le chef de l’État aurait tout bonnement déclaré : "Les Français recevront un chèque en février, un mois avant d’aller aux urnes". Il parlait alors du "chèque vert", que certains Français toucheront pour compenser le poids de la taxe carbone. A-chèque, a-chèque, a-chèque, aïe aïe aïe !...

Du grisbi en guise de programme électoral ? Quel toupet ! Du jamais vu, ou presque... Entre février et avril 2008, une rafale de mesures exceptionnelles ou anticipées était décrétée :


    - Une prime de 500 euros destinée à 240 000 travailleurs précaires (finalement versée qu’à un peu plus de 2000 chômeurs)
    - La prime de solidarité active de 200 euros destinée à 3.8 millions de foyers
    - Une prime de 150 euros pour 3 millions de foyers modestes 200 euros de bons d’achats de services à la personne pour près de 1.3 million de foyers
    - L’augmentation rétroactive de 6.9% du minimum vieillesse, soit 50 euros par mois pour 400 000 personnes
    - L’augmentation de 4.4% de l’allocation adulte handicapé, soit 30 euros par mois pour 810 000 personnes

Sévèrement urné

Pour un montant total dépassant les 3 milliards d’euros... quelques semaines avant les élections régionales ! Sans oublier, bien sûr, les 2,5 milliards d’euros offerts aux cafetiers. Toutes ces mesures étaient d’ailleurs reprises, détaillées et illustrées dans un document vantant les bienfaits de la politique sociale de Nicolas Sarkozy, signé de la main de Brice Hortefeux, alors ministre du Travail, et destiné aux députés de la majorité.

Un chèque ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes... Serge Dassault en sait quelque chose, qui s’est fait destituer de son trône de Corbeil-Essonnes et déclarer inéligible pour quelques malheureuses liasses de billets... D’aucuns s’autorisent d’ailleurs à penser, dans les milieux autorisés, que plus les sondages seront défavorables à l’UMP, plus le montant des chèques pré-électoraux seront élevés...

À bon électeur, salut.

lesmotsontunsens.com

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