Une ancienne salariée du groupe Onet accuse l’entreprise de l’avoir discriminée à cause de sa grossesse. Elle raconte comment Onet l’a placardisée puis licenciée à son retour de congé maternité. Saisie, la défenseure des droits a ouvert une enquête.

« Nous sommes attachés au principe d’égalité de traitement entre toutes les femmes et tous les hommes tout au long de la vie professionnelle. » Cette phrase, inscrite sur le site du Groupe Onet, fait rire jaune Virginie. Durant 17 ans, elle a été cadre de Réseau Services Onet (RSO), la société du groupe en charge de la propreté et de la sécurité. Puis, elle a décidé d’avoir un enfant.

77 % des femmes cadres déclarent que la maternité a un impact négatif sur leurs carrières

Et plus rien n’a été comme avant. Aujourd’hui, elle accuse RSO aux prud’hommes pour discrimination à la suite d’un congé maternité. En France, selon une étude de 2019 du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP), 77 % des femmes cadres déclarent que la maternité a un impact négatif sur leur carrière [1].

« À mon poste, il n’y avait pas de boulot pour deux »

Virginie annonce son départ en congé maternité à l’automne 2019. Quand, dès octobre, elle apprend qu’un remplaçant a été embauché en CDI, elle commence à s’inquiéter pour son retour. « Je n’aurais pas cru que ça m’arriverait mais dès l’annonce de mon remplacement par une personne en CDI, j’ai commencé à comprendre. À mon poste, il n’y avait pas de travail pour deux. » Le jour de son départ en congé, elle envoie un mail à ses collègues. « G. me remplace pendant la période de mon congé. Merci néanmoins de continuer de me mettre en copie des échanges sur nos sujets communs, ce qui me permettra de rester informée pendant mon absence », écrit-elle. « Je sentais que mon retour allait être compliqué, c’était une manière de déjà préparer le terrain et montrer que je comptais bien revenir en étant toujours autant impliquée, et de faciliter la prise de connaissance des dossiers à ma reprise », explique-t-elle aujourd’hui.

Pourtant, une fois partie, elle ne reçoit presque aucun mail malgré sa demande. « Le congé maternité suspend le contrat de travail et la salariée n’a pas l’autorisation d’accomplir la moindre prestation de travail pendant cette période. L’employeur n’a pas davantage l’autorisation de solliciter la salariée », justifie l’avocat d’Onet dans ses conclusions dans le différend qui oppose Virginie à RSO.

Lisez la suite sur Bastamag en cliquant ICI.

Informations supplémentaires