mega888 Joomla - Climat : ce qu’il faut retenir du bilan de l’année 2025 de Météo-France

Météo-France a publié ce lundi 15 décembre son bilan climatique annuel. Vagues de chaleur extrême, incendies dévastateurs, orages violents… L’année a été rythmée par une série d’événements météorologiques intenses, signe implacable du réchauffement en cours.

Par Sofia Goudjil, à lire sur L'Humanité en cliquant ICI.

Cet été, le thermomètre affichait jusqu’à 38 degrés au mois de juin. Cet épisode caniculaire, la France s’en souvient. Bien que l’intensité maximale de l’été n’ait pas atteint les sommets de 2003, cette canicule a donné le ton alarmant d’une année 2025, qui, avec 16 départements placés en vigilance rouge canicule, se confirme comme l’une des plus chaudes jamais enregistrées par Météo-France.

Selon le bilan présenté ce lundi 15 décembre, l’année 2025, sans avoir battu de « record », se classera parmi la 3e ou 4e année la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1990. Un jour sur deux a enregistré une température au-dessus de la normale et les records de chaleur ont été dix fois plus nombreux que les records de froid. « Sans changement climatique, on enregistrerait autant de records chauds que froids », note Virginie Schwarz, PDG de Météo-France.

Le cumul de précipitations de l’année 2025 à l’échelle de la France est proche de la normale, après une année 2024 très excédentaire. Sauf dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) qui a connu un bilan pluvieux excédentaire, avec 20 % de pluie en plus que la normale en moyenne annuelle.

Plus de 30 000 hectares partis en fumée

Le rapport alerte sur la sécheresse des sols, qui a concerné au moins 30 % du pays entre les mois de mai et d’août 2025. Une telle sécheresse estivale devient classique. En cette fin d’année, l’humidité des sols est en moyenne proche de la normale à l’échelle de la France, mais des Hauts-de-France aux Pays de la Loire et sur l’extrême sud du pays, les sols restent plus secs que la normale.

Cette sécheresse et ces températures caniculaires associées ont grandement favorisé la propagation des flammes. 2025 a enregistré plus de 30 000 hectares de surfaces brûlées. En 2022, 69 000 hectares étaient partis en fumée. L’année a été notamment marquée par l’incendie de vingt-trois jours d’une ampleur inédite qui a dévasté l’Aude, en impactant 17 communes, et brûlé plus de 10 000 hectares de forêts.r le même thème

Dans cette même logique, l’organisme de météorologie indique que, pour la 6e année consécutive, la France a connu un hiver plus chaud que la normale avec des épisodes de douceur en janvier et février. Le manteau neigeux a été « déficitaire » selon le rapport, quels que soient le massif et l’altitude considérés.

Sur les plus petits massifs (Massif central, Jura, Vosges), la neige a été rare. La réduction de l’enneigement en dessous de 1 800 mètres en montagne est représentative de ce qui est attendu de plus en plus fréquemment dans une France à + 2,7 °C et à plus forte raison dans une France à + 4 °C.

Enfin, après une année 2024 historiquement grise, l’ensoleillement a été excédentaire de 5 % à l’échelle nationale, avec un soleil particulièrement généreux sur la moitié nord (+ 10 à 15 %). Une fois encore, le rapport de Météo-France est alarmant : il trace les lignes d’une France plus chaude de 2,7 °C d’ici à 2100.