Les personnels étaient appelés à la grève le mardi 10 septembre 2024. Un certain nombre d’enseignants ont refusé de faire passer les évaluations. En effet, elles ne disent rien des vraies capacités des enfants. Elles sont stigmatisantes et se font au détriment du moral des enfants. Leur bien-être devrait être une priorité ! Trier les élèves, ça ne sert pas à aider les plus "faibles" ni les “bons” à progresser. D’autant que rien n'est prévu pour les soutenir....
Chaque établissement a bricolé, parfois en faisant des "classes de mauvais"... A Renoir, nous avons évité le pire mais rien ne garantit que l’an prochain nous ne serons pas obligés de faire ces groupes qui discriminent les élèves.
Des moyens supplémentaires sont nécessaires : les capacités d'accueil de nos bâtiments sont largement dépassées. Il faut un plan d’urgence pour l’école du 93 !
Ainsi, il n’y a pas d'Assistante Sociale au collège Jean-Renoir. Les établissements ailleurs ont les mêmes problèmes. Nous manquons de personnel pour accueillir dignement les enfants en situation de handicap : pour 2000 élèves, nous n’avons que 2 AESH, c'est vraiment insuffisant !
Actuellement, il manque encore un prof techno en 5ème, un prof de philo...
Alors que l'État s'était engagé à ne pas dépasser 24 élèves par classe en REP, plusieurs dépassent cet effectif au collège. Toutes les Premières et Terminales de Générale au lycée sont à 34 élèves et plus par classe ! Ce ne sont pas des conditions pour faire réussir tous nos élèves !
On se moque des élèves, des familles, des personnels !
Nous appelons à une réunion des parents d’élèves et des enseignants en lutte dans les prochains jours.
Retrouvez-vous sur Instagram et TikTok : jr.93.en.lutte
Lundi 9 septembre, les enfants, les parents et les enseignants ont été mis devant le fait accompli : la classe de CE2C a été fermée. L'impact est que les classes de ce1 et ce2 voient leurs effectifs exploser à Pierre-Curie.
Pour signer cette pétition, cliquez sur ce lien.

Nous avons appris qu’une classe pourrait être fermée à l’école élémentaire Pierre Curie de Bondy. Alors même que les enfants ont déjà repris le chemin de l’école.
Nous, parents d’élèves, nous nous opposons à cette fermeture.
La fermeture d'une classe aurait pour conséquences pour nos enfants :
- Réduction du temps individualisé
- Passage de 1 à 2 niveaux par classe
- Alors que Pierre-Curie est la seule école de Bondy qui n’est pas en REP.
L’augmentation des effectifs par classe peut empêcher les enseignants d’apporter un enseignement de qualité et un soutien indispensable à nos enfants.
Préservons la qualité de l'enseignement public. Afin de garantir et défendre la réussite de tous les enfants dans un cadre pédagogique serein et épanouissant, nous demandons au Conseil Départemental de l’Éducation Nationale (C.D.E.N.) et au directeur académique de prendre en considération notre demande et de maintenir les classes actuelles.
En dépit des effets d’annonce du rectorat, il n’y a pas un.e enseignant.e devant chaque élève dans notre département et notre enquête de rentrée est formelle : le service public d‘éducation est laissé pour compte cette année encore. Il manque au moins un.e membre du personnel dans 80 % des établissements du second degré. Dans le premier degré, de nombreux postes d’enseignant.es spécialisé.es hors la classe ne sont pas pourvus. Les dispositifs (ULIS, UPE2A ...) ne pourront pas correspondre au besoin des élèves les plus fragiles.
Les moyens horaires sont cette année encore plus réduits que les années précédentes, mettant en péril de nombreux projets et dispositifs, tandis que l’État finance grassement l’enseignement privé. Cela légitime plus que jamais notre exigence d’un plan d’urgence pour le 93 à travers un choc des moyens pour lequel nous nous sommes mobilisé.es massivement pendant plus de 100 jours depuis le 26 février.
Dans le même temps, la lutte s'est intensifiée contre le choc des savoirs, qui va accroître les inégalités de notre département. Notre enquête montre que nous avons en partie gagné en mettant en échec les groupes de niveaux dans 92 % des établissements : quand ils n’ont pas été purement et simplement abandonnés, ils sont très majoritairement hétérogènes car les collègues ont refusé de trier les élèves. Nous ne nous arrêterons pas là, car cette application à minima reste délétère pour toute l’éducation du 93. Nous exigeons toujours l’abrogation de l’ensemble des mesures du choc des savoirs !
En outre, la nomination de Michel Barnier constitue un coup de force anti-démocratique et un déni total de l’échec du macronisme. Nous nous attendons à des temps très durs pour l’éducation nationale dans la continuité des mesures autoritaires et réactionnaires que nous dénonçons.
L’intersyndicale éducation 93 exige donc toujours l’application de ses revendications pour réparer l’école publique :
- mise en oeuvre du plan d’urgence 93
- abrogation des différentes réformes (choc des savoirs, évaluations nationales, réformes Blanquer, Parcoursup, réforme du LP, SNU...) qui accroissent les pressions hiérarchiques et le management toxique ainsi que les inégalités socio-scolaires
- amélioration des conditions de travail, de salaire et de formation
Notre détermination reste intacte. Nous reprenons la lutte pour exiger un choc des moyens contre le choc des savoirs. L’intersyndicale éducation 93 et l’AG éducation 93 appellent tou-te-s les personnels :
- à faire grève et à manifester le mardi 10 septembre (départ 13h30 Luxembourg vers le ministère)
- à organiser le matin des AG de ville, des HIS, des RIS dans tous les établissements, écoles, CIO,
- à investir l’AG départementale 93 qui se tiendra le 10 septembre 16h30 à la Bourse du Travail de Paris (salle Croizat) à l’issue de la manifestation.
- à boycotter les évaluations nationales standardisées dès le 9 septembre
- à continuer à se coordonner avec les parents et les habitant-es.
Il faut un plan d’urgence pour la Seine-Saint-Denis, maintenant !

