Les réunions de Bondy autrement du vendredi à l'école Apollinaire sont ouvertes à toutes et tous.
La prochaine se tiendra donc le vendredi 9 mai, à 19 heures, comme d'habitude.
Il sera question de la régularisation ds charges d'Est-Ensemble Habitat qui sont déjà contestées par plusieurs locataires qui nous ont contacté.e.s.
Des communiqués et un article du Parisien ont informé d’une opération conjointe contre un réseau de marchands de sommeil à Bondy et Saint-Denis.
Évidemment, nous ne pouvons que nous en réjouir. Tout ce qui peut nuire à ceux qui profitent de la crise actuelle du logement est bon à prendre. Mais les marchands de sommeil que nous voyons opérer dans la ville ne fonctionnent pas en « réseau ». Cela semble donc bien dérisoire.
Et qu’est-ce que la préfecture et les mairies ont à proposer aux victimes, à part aller à leur rencontre pour les informer de leurs droits ?
En effet, s’il y a des marchands de sommeil, c’est que les locataires ne trouvent pas de logement abordable à louer.
Or, c’est à la préfecture et aux mairies de pousser à la création de ces logements sociaux nécessaires. Pourtant, elles poussent plutôt à leur destruction, comme à Blanqui.
Répondre aux besoins sociaux exige donc une autre volonté que de faire une opération et des communiqués.
Après cette opération conjointe, si la volonté est vraiment de trouver une solution aux victimes, les deux maires et la préfecture agiront pour la construction des logements sociaux dont les habitant.e.s ont besoin.
Parions que la mobilisation des citoyen.ne.s sera nécessaire pour aboutir à un résultat !
Bonjour,
Vous aviez posé une série de questions autour de la crise du logement. Vous trouverez ci-dessous la reprise de vos interrogations et les réponses apportées.
Questions de Bondy autrement, D Pierronnet
La crise du logement frappe particulièrement les familles populaires de notre ville. Le prix de l'immobilier et la diminution du nombre des chantiers de construction ont des répercussions majeures ; le logement social en particulier ne suffit pas à répondre aux besoins. La volonté d’exclure une partie des locataires des HLM ne résout pas non plus cette crise, que ce soit par le surloyer ou l’obligation de partir. D'un autre côté certains logements ne sont plus mis sur le marché de la location longue durée et sont réservés à la location temporaire, meublée ou non. Ce phénomène en expansion pose un réel problème dans les zones tendues. Nous voyons sur notre ville apparaître un marché réservé à des locations de type Airbnb. Cela gêne souvent les autres habitants par le bruit et les horaires des touristes, et peut aussi s’interroger sur le travail dissimulé d'employés qui ne sont pas déclarés, ou la concurrence inéquitable avec les professionnels du tourisme qui respectent les normes sociales. Bondy autrement souhaite connaître pour notre ville :- Combien de logements y a-t-il en location temporaire ?- Quelle est la typologie de ces logements (F1, F2, F3, pavillons...) ?- La municipalité prévoit-elle de réduire à 90 jours (au lieu de 120) le nombre de jours de location sur les plateformes ?- Comment et qui contrôlera le respect du nombre de jours ?- La municipalité mettra-t-elle en place un quota de meublés de tourisme ? Si oui quel sera-ce quota ?- Une modification du PLUi instaurant des zones interdites à de nouvelles locations temporaires sur la commune est-elle envisagée ?
Salutations citoyennes,
Pour Bondy autrement,
Dominique Pierronnet
Réponses apportées
- Combien de logements y a-t-il en location temporaire ?
- Quelle est la typologie de ces logements (F1, F2, F3, pavillons...) ?
2023
%
2024 *
%
Nombre de logements
3
31
+933,3%
Nombre de résidences principales
1
33,3%
18
58,1%
Nombre de résidences principales louées plus de 120 jours
0
0,0%
1
3,2%
Nombre de résidences secondaires
2
66,7%
13
41,9%
Nombres de changement d’usage accordés
2
66,7%
12
38,7%
Nombre de logements par typologie de logements
2023
%
2024 *
%
ST
0,0%
1
3,2%
T1
0,0%
3
9,7%
T2
1
3,2%
15
48,4%
T3
2
6,5%
8
25,8%
T4
0,0%
1
3,2%
T6
0,0%
2
6,5%
T012
0,0%
1
3,2%
Total général
3
31
Nombre de logements par typologie d'habitation
2023
%
2024 *
%
Appartements
3
100,0%
19
61,3%
Maisons
0,0%
12
38,7%
Total général
3
31
*Mise en place d’un dispositif de régulation au 2ème semestre 2024.
- La municipalité prévoit-elle de réduire à 90 jours (au lieu de 120) le nombre de jours de location sur les plateformes ?
Pas prévu pour le moment.
- La municipalité mettra-t-elle en place un quota de meublés de tourisme ? Si oui quel sera-ce quota ?
Pas prévu pour le moment.
- Une modification du PLUi instaurant des zones interdites à de nouvelles locations temporaires sur la commune est-elle envisagée ?
Il serait opportun de suivre l’évolution en 2025 et de mettre en œuvre les réajustements nécessaires.
- Comment et qui contrôlera le respect du nombre de jours ?
Pour assurer l’encadrement et le suivi de la mise en location des meublés touristiques, Est Ensemble et la Ville de Bondy ont révisé le règlement relatif au changement d’usage par délibération, respectivement les 25 juin et 5 octobre 2024.
Afin d’adapter ce règlement aux enjeux actuels, le Conseil Municipal a approuvé les mesures suivantes :
· Mise en place d’une procédure d’enregistrement et de déclaration préalable des meublés de tourisme ;
· Création d’un téléservice mutualisé de déclaration des meublés de tourisme pour fiabiliser les données et analyser leurs impacts sur le parc locatif privé ;
· Limitation à trois ans de la durée d’autorisation du changement d’usage ;
· Précision sur la décence du logement et exclusion de certains logements du champ de l’autorisation (notamment les logements sociaux ou aidés).
Après réception des données par les plateformes la mission Habitat Privé en assurera le traitement et les suites qui en découleront.
Concernant le suivi et le contrôle, Est Ensemble facilite les échanges avec les plateformes de location, dans la mesure où elles acceptent ces démarches. Par exemple, des demandes groupées ont été effectuées pour les communes ayant délibéré. C’est ainsi qu’Airbnb a instauré un numéro d’enregistrement courant novembre et a informé les hébergeurs de l’obligation de déclarer les meublés de tourisme. Airbnb transmettra annuellement les données, chaque début d’année.
Pour les autres plateformes comme Booking et Le Bon Coin, les échanges sont moins structurés, mais elles ont été sollicitées. Après réception des données, la mission Habitat Privé assurera leur traitement et les suites nécessaires.
En vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d’année.
Sincères salutations.
P/o Stephen Hervé, Maire,
Le cabinet du Maire
Monsieur le Maire,
La crise du logement frappe particulièrement les familles populaires de notre ville.
Le prix de l'immobilier et la diminution du nombre des chantiers de construction ont des répercussions majeures ; le logement social en particulier ne suffit pas à répondre aux besoins.
La volonté d’exclure une partie des locataires des HLM ne résout pas non plus cette crise, que ce soit par le surloyer ou l’obligation de partir.
D'un autre côté certains logements ne sont plus mis sur le marché de la location longue durée et sont réservés à la location temporaire, meublée ou non.
Ce phénomène en expansion pose un réel problème dans les zones tendues.
Nous voyons sur notre ville apparaître un marché réservé à des locations de type Airbnb. Cela gêne souvent les autres habitants par le bruit et les horaires des touristes, et peut aussi s’interroger sur le travail dissimulé d'employés qui ne sont pas déclarés, ou la concurrence inéquitable avec les professionnels du tourisme qui respectent les normes sociales.
Bondy autrement souhaite connaître pour notre ville :
- Combien de logements y a-t-il en location temporaire ?
- Quelle est la typologie de ces logements (F1, F2, F3, pavillons...) ?
- La municipalité prévoit-elle de réduire à 90 jours (au lieu de 120) le nombre de jours de location sur les plateformes ?
- Comment et qui contrôlera le respect du nombre de jours ?
- La municipalité mettra-t-elle en place un quota de meublés de tourisme ? Si oui quel sera-ce quota ?
- Une modification du PLUi instaurant des zones interdites à de nouvelles locations temporaires sur la commune est-elle envisagée ?
Salutations citoyennes,
Pour Bondy autrement,
Dominique Pierronnet
Alors que le maire a confirmé les projets de destruction des logements de sa prédécesseure à Blanqui, les chiffres fournis par le Ministère du logement ont de quoi alarmer.
Il répertorie une baisse de 500 logements sociaux en un an à Bondy, entre 2022 et 2023 (tableau 1). Ces logements ne sont pas nécessairement détruits aujourd'hui mais peuvent être "gelés" en attendant de l'être.
Et ce sont 100 familles supplémentaires qui font une demande pour atteindre 4 576 familles (tableau 2) !
Rappelons que selon les chiffres de l’INSEE, plus de 90 % des familles bondynoises peuvent prétendre à un logement social, alors qu’en 2021 les HLM ne représentaient déjà que moins de 38% de l'habitat bondynois. Mais le maire poursuit la politique de sa prédécesseure de faire baisser le taux de HLM sur la ville en limitant à 30 % la part du logement social dans les nouvelles constructions. Cela signifie que les familles doivent se contenter de logements trop petits ou trop chers.
Rappelons que les premières conséquences du mal-logement sont les difficultés scolaires des enfants qui ne peuvent pas étudier chez eux.
Bien sûr, l’État doit cesser de ponctionner le monde HLM, avec la RLS, qui s’élève à 6 millions d’euros par an pour Est-ensemble Habitat, par exemple ! L’État doit au contraire financer la construction de logements sociaux de haute qualité, en particulier environnementale, alors qu’aujourd’hui il ne donne de l’argent que pour financer la destruction des quartiers populaires par le biais des PRU, dans des projets architecturaux absurdes visant à quadriller les quartiers.
Mais la mairie a aussi un rôle à jouer en cautionnant, ou pas, des projets qui chassent les catégories populaires pour favoriser la spéculation immobilière, comme c’est le cas en partie sur le canal de l’Ourcq ou entre la gare et la mairie.
Cette politique n’a que trop duré à Bondy. Il est temps d’en changer : le logement est un droit, pas une marchandise ; il faut entendre le besoin des habitant.es.
Tableau 1
Type de logement |
Nombre de logements à Bondy en janvier 2022 |
Nombre de logements à Bondy en janvier 2023 |
Différence |
T1 |
620 |
499 |
-121 |
T2 |
2130 |
2043 |
-87 |
T3 |
3694 |
3551 |
-143 |
T4 |
2051 |
1987 |
-64 |
T5 |
625 |
565 |
-60 |
T6 |
61 |
0 |
-61 |
Total |
9181 |
8645 |
-536 |
Tableau 2
Nombre de demandes de logement en attente à Bondy fin 2022 |
Nombre de demandes de logement en attente à Bondy fin 2023 |
Différence |
685 |
702 |
17 |
1294 |
1426 |
132 |
1299 |
1285 |
-14 |
1022 |
988 |
-34 |
168 |
175 |
7 |
0 |
0 |
0 |
4468 |
4576 |
108 |