Concertation des locataires, destruction des logements vétustes, hôpital obsolète, désenclavement du quartier, blablabla…
Le journal de la mairie Reflets s’appelle désormais Bondy.mag. Le numéro de février évoque l’urbanisme. Dès l’édito on apprend que l’État salue les projets de Bondy notamment pour “la prise en compte des aspirations des habitants, recueillies lors des différentes réunions publiques”.
Mensonge ! À Blanqui, les gens s’opposent à la destruction de leurs petits immeubles mais rien n’est entendu du côté de la mairie.
Le message est le même : discutez, discutez, nous déciderons quand même !
Par ailleurs, pour justifier la privatisation du logement, on détruit des logements sociaux pour vendre le terrain à des promoteurs qui multiplient les projets dans la ville, et leurs bénéfices.
Cela répondra-t-il au besoin des Bondynois.es ?
Et selon la technique qui consiste à accuser son chien d’avoir la rage pour le tuer, il est répété que ces logements sont “vétustes”.
Mais pourquoi ne parle-t-on pas des nouvelles constructions mal faites, par des sous-traitants de sous-traitants ?
Il paraît aussi que l’hôpital est “obsolète” ! Mais les promoteurs se régalent déjà des immenses terrains qui vont leur être cédés !
Enfin, puisqu’il est question de la “protection des zones pavillonnaires”, certains pavillons remarquables ne sont pas classés tandis que certaines rues sont classées sans que l’on comprenne vraiment pourquoi. Des cabinets sont payés alors que des associations feraient mieux ce travail de repérage, par ailleurs, des fonctionnaires du service du patrimoine pourraient aussi le faire et en seraient contents.
Alors, monsieur le maire, le changement c’est pour quand ?
Les habitant.e.s en ont assez d’être considérés comme des intrus quand les décisions sont prises concernant leur ville.