Les personnes aux minimas sociaux témoignent de dysfonctionnements multiples dans les Caf, qui ont des conséquences dramatiques. Dans le même temps, les allocataires sont de plus en plus contrôlés. Un groupe d’associations veut que ça change.

L’administration accuse les allocataires de fraude, mais c’est souvent aussi elle qui se trompe. « Catherine, 40 ans, handicapée, a une valve au cœur et vit avec l’allocation adulte handicapée (AAH). Elle a subi cinq contrôles de la Caf en 15 mois et demi. Elle découvre que ses droits sont suspendus sans aucune information préalable, ni information sur le motif de cette suspension.

Chaque contrôle dure environ trois mois. Il faut trois mois supplémentaires pour rétablir les droits et verser un rappel, car la Caf est mal organisée et ne répond pas aux appels. Pendant toute cette durée elle ne perçoit aucune allocation et n’a aucune ressource. Elle doit se débrouiller en empruntant aux voisins et en allant au Resto du cœur mais risque l’expulsion de son logement ».

Mme X comprend que la Caf ne la reconnaît plus

Quand on est allocataires du RSA ou de l’AAH, on peut aussi se retrouver sans aucune ressource parce que la Caf ne reconnaît plus votre nom. « Mme X bénéficie de l’AAH et des aides au logement, à deux ans de la retraite. En janvier 2019, le versement de toutes les aides de Mme X est suspendu sans explications. Grâce au travailleur social qui l’accompagne, Mme X comprend que la Caf ne la reconnaît plus.

En effet, ayant divorcé, elle a repris son nom de jeune fille et la Caf pense verser l’AAH une mauvaise personne. Mme X a déjà fourni le document à sa Caf, mais celle-ci l’a égaré. Mme X envoie à nouveau le document. Ces démarches n’ont aucun effet sur les délais d’instruction et il lui est impossible d’obtenir un versement des aides, ne serait-ce que partiel. Mme X se retrouve sans ressources, contrainte à vivre de la mendicité autour de la Maison relais où elle est hébergée.

Ce n’est que 12 mois après l’arrêt des versements que sa Caf valide finalement le document fourni par Mme X et procède à un rappel de tous ses droits. » Ce sont deux témoignages parmi les dizaines de ceux recueillis en quelques mois par le collectif citoyen « Changer de cap », qui se bat pour un service public plus humain et qui dénonce la numérisation à marche forcée des caisses d’allocations familiales (Caf).

Les travailleurs pauvres sont sur-contrôlés

Alerté par ses membres sur les pratiques des Caf, Changer de Cap a lancé depuis le début de l’année un vaste travail d’enquête. Le collectif a fait le constat d’un « accroissement exponentiel des contrôles » sur les allocataires, avec 32 millions de contrôles automatisés en 2020, « rendus possibles par la puissance du numérique ».

« Cela devient insupportable pour un tas de gens, résume Valérie, active dans le groupe numérique de Changer de cap. Nous connaissions déjà tous les difficultés liées à la dématérialisation pour les gens qui n’arrivent pas forcément se servir de l’informatique. » Mais au fil du flux de témoignages qui lui sont arrivés, Changer de cap a constaté que les dysfonctionnements vont bien au-delà.

Par exemple, des contrôles sont déclenchés dès qu’il y a variation des ressources des allocataires, « même pour 50 à 100 euros », que la variation soit à la hausse ou à la baisse. « Cela engendre un sur-ciblage sur les travailleurs pauvres, qui ont des revenus faibles, mais surtout des revenus variables : intérimaires, CDD de remplacement, etc., pointe le dossier. Cela est très fréquent par exemple dans les secteurs de la propreté, de la manutention, de la logistique. »

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Parcours de la manifestation à Paris
Manifestation à partir de 14h au départ de la Place de la République pour se rendre jusqu’à la Place de la Nation en passant notamment par la place de la Bastille.

Communiqué commun

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Quel que soit le résultat de l’élection présidentielle, la mobilisation sera nécessaire.

La situation économique et sociale est en effet marquée par l’aggravation des inégalités, de la précarité et par la crise écologique qui s’accélère dangereusement. Les questions des salaires, des services publics, de protection sociale et de transition écologique devraient être au cœur des débats et amener des réponses concrètes.

Enfin, l’exigence de paix est aussi une revendication syndicale dans le contexte terrible des guerres notamment en Ukraine. C’est pourquoi les organisations syndicales CGT, UNSA, Solidaires, FSU, UNEF, VL, MNL et FIDL appellent d’ores et déjà à préparer un 1er mai revendicatif pour faire de cette journée un temps fort de la mobilisation pour les salaires, les pensions, la protection sociale, les emplois, les services publics, l’engagement de la rupture écologique, la paix.

Pour une rupture profonde en matière salariale et pour les pensions. Avec un taux d’inflation qui s’emballe, la situation faite aux agent-es du public comme aux salarié-es, aux retraité-es, aux privé-es d’emploi comme aux étudiant-es n’est plus tolérable tandis que les milliardaires en France ont accumulé 236 milliards supplémentaires lors de la pandémie. Dans le public comme dans le privé, le travail des salarié-es doit être reconnu à la hauteur de sa valeur, des richesses qu’il crée, et garantir l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Les étudiant-es doivent pouvoir faire leurs études sereinement sans subir la précarité. Les pensions de retraites doivent être également revalorisées. Le 1er mai, exigeons des mesures fortes et générales d’augmentation des salaires et des pensions, des bourses étudiantes et un plan de rattrapage des pertes accumulées.

Pour arrêter de malmener les services publics. Alors que les services publics contribuent à répondre aux besoins de la population et à réduire les inégalités, pour les organisations syndicales, il est aujourd’hui temps de reconnaitre la valeur et l’engagement de leurs agent-es en améliorant leurs conditions de travail et en revalorisant d’urgence le point d’indice. L’urgence est en effet au renforcement et à la consolidation des statuts, à l’embauche massive et à la juste rémunération de tous les fonctionnaires.

Pour défendre et conforter notre modèle social. Les organisations syndicales continuent d’exiger la suppression de la réforme de l’assurance chômage, comme elles s’opposeront à tout projet visant à reporter l’âge légal de départ en retraite. La préservation de notre modèle social et de son financement passe par la lutte contre le chômage, par les augmentations de salaires, par la lutte contre l’évasion fiscale ou encore par la fin des exonérations de cotisations sociales non compensées par l’État.

Pour la transition écologique. Ce 1er mai doit être l'occasion d'exprimer la nécessité de mesures fortes et immédiates pour éviter les conséquences dramatiques du dérèglement climatique pour les écosystèmes et les populations. Cette question concerne au tout premier chef le monde du travail.

Pour lutter contre les semeurs de haine. Les organisations s’indignent de la montée des discours d’extrême droite qui propagent la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme et qui rejettent les luttes sociales, féministes, humanistes, ou encore d'identités sexuelles et de genre. Les organisations appellent à faire de ce 1er mai un moment fort de réaffirmation des valeurs de solidarité et d’égalité et d’opposition à toutes les formes de discriminations.

Pour la paix et la solidarité internationale. Fidèle à sa tradition internationaliste, le mouvement syndical placera aussi ce 1er mai sous le signe de sa solidarité avec le peuple ukrainien, et tous les peuples victimes des guerres. Les réfugié-es, d’où qu’elles et ils viennent doivent être accueilli-es dignement et sans discrimination, les citoyen-nes russes et biélorusses qui expriment leur opposition à la guerre doivent être soutenu-es. Nos organisations dénoncent l’agression de la Russie et militent pour la paix. Celle-ci passe par un retrait immédiat des troupes russes du sol ukrainien et par le retour à la diplomatie afin de dégager une solution respectueuse des droits des peuples et du droit international. Les crimes de guerre doivent être dénoncés et punis quel que soit le pays où ils sont commis. Enfin, les organisations syndicales exigent une politique d’accueil humaniste qui soit la même pour toutes et tous les réfugié-es quels que soient leurs pays d’origine.

Pour toutes ces raisons, la CGT, l’UNSA, Solidaires, la FSU, l’UNEF, la VL, le MNL et la FIDL appellent salarié-es, agent-es public-ques, jeunes, retraité-es ou encore les privé-es d’emploi à participer aux rassemblements et aux manifestations le plus massivement possible le 1er mai.

7 avril 2022

Personne ne peut ignorer le contexte social et économique, les augmentations des produits de première nécessité, de l’énergie comme de l’alimentation et, finalement, du coût de la vie pour toutes et tous, jeunes, actifs, demandeurs d’emploi et retraités.

Personne n’ignore que seuls les salaires, les pensions et les aides et allocations continuent de stagner ou même de baisser au regard de l’inflation, de décrocher par rapport aux qualifications, dans le privé comme dans le public.

Si, dans certains secteurs et entreprises, des mobilisations et des négociations ont permis d’obtenir des revalorisations de salaires, trop souvent encore les négociations sont au point mort ou les propositions des employeurs loin du compte.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL ne peuvent s’en satisfaire et n’entendent pas en rester là !

Sans augmentation du point d’indice et du Smic, il n’y aura aucune avancée pour les salarié.e.s dont les mínima de branche sont actuellement en dessous du salaire de base minimum.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL contestent, dans le même temps, que le gouvernement ait maintenu sa réforme de l’assurance chômage qui aura pour conséquence d’enfermer de trop nombreux salariés dans des emplois à faible salaire, à temps partiel ou en CDD.

Les retraité.e.s, très massivement mobilisé.e.s, attendent toujours une réponse pour une augmentation immédiate de leurs pensions, retraites de base et retraites complémentaires, dont la dernière revalorisation a été plafonnée à un niveau très inférieur à l’inflation.

La jeunesse, confrontée à une grande précarité de vie et de travail, à la pauvreté, accentuées par la crise sanitaire, économique et sociale, doit obtenir une réponse à l’encontre des réformes libérales de l’éducation, de la formation, et de l’assurance chômage décidées par le gouvernement.

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef et UNL soutiennent les actions et mobilisations organisées dans les jours et semaines qui viennent pour exiger des augmentations de salaires et défendre les emplois et conditions de travail et appellent à une mobilisation interprofessionnelle sur les salaires et l’emploi le jeudi 27 janvier 2022.

Il est urgent et indispensable d’agir toutes et tous ensemble, par la grève et les manifestations, pour l’augmentation immédiate de tous les salaires du privé comme du public, des allocations pour les jeunes en formation et en recherche d’emploi, ainsi que d’améliorer les pensions des retraité.e.s.

Communiqué commun des organisations syndicales CGT, FO, FSU,

Solidaires, Fidl, MNL appelant à une journée de mobilisation le 27 janvier 2022.

 

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Les mobilisations pour l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux continuent. Alors que se profile une nouvelle réforme des retraites, une journée de grève et de mobilisation est prévue en amont du 1er mai.

Par Emma Bougerol

« Les salarié-es du secteur public comme privé, les retraité-es, les jeunes partagent toutes et tous une même priorité face à l’augmentation du coût de la vie, il faut augmenter les salaires, les pensions, les allocations et les bourses étudiantes », revendiquent les syndicats dans un communiqué commun. La CGT, la FSU, Solidaires et l’UNSA, accompagnés de syndicats étudiants et lycéens (FIDL, MNL, Unef et VL), appellent à se retrouver dans la rue le jeudi 17 mars pour une nouvelle journée de mobilisation.

Le prix du carburant ne cesse d’augmenter, celui de l’énergie a bondi de presque 19 % - et devrait encore augmenter. L’inflation des prix à la consommation pour l’année 2021 avoisine les 3 %, du jamais vu depuis une décennie, soulignent Les Échos. Que faire ? « Combattre la stagnation des salaires », répondent les organisations syndicales d’une seule voix. « Force est de constater que c’est l’évolution des revenus par rapport à l’inflation qui est déterminante. » Augmenter les salaires, serait un « levier essentiel pour maintenir le pouvoir d’achat des ménages  », affirment-elles.

Ces hausses de prix atteignent d’abord les plus précaires : retraités, bénéficiaires de minima sociaux, salariés au SMIC, mais aussi les fonctionnaires. « Il est urgent d’agir sur le SMIC et le point d’indice. Il est indispensable que les minima de branche dans le privé et les grilles de salaires dans la fonction publique soient automatiquement relevés au niveau du SMIC », demandent les syndicats.

Les étudiants et la fonction publique main dans la main avec les salariés du privé

Les syndicats de la fonction publique répondent aussi présents [1]. Ils appuient la demande d’un dégel du point d’indice et d’une possibilité de renégociation de leur grille de salaires. « Les employeurs publics ne peuvent se dire exemplaires sans montrer l’exemple », rappellent-ils. La situation des établissements d’enseignement est un exemple parlant de la situation des services publics : recours à de plus de plus de contractuels aux contrats précaires, manque de professeurs, personnel à bout … Des récits d’une souffrance de l’éducation nationale à retrouver au fil des articles de basta!.

« La jeunesse est, elle aussi, confrontée à une grande précarité de vie et de travail, et à la pauvreté », précise le communiqué. Ils voient leur pouvoir d’achat baisser, à la fin d’un quinquennat pauvre en soutien. L’Unef souligne une hausse de 2,5 % du coût de la vie étudiante en 2021, dans une étude annuelle du syndicat étudiant : « Cette année, plusieurs mesures gouvernementales ont d’autant plus aggravé la précarité des étudiant·e·s : la suppression du repas Crous à 1 € pour tous et toutes, la réforme des APL. Cela se rajoute déjà au fait que le coût du logement ne cesse d’augmenter du fait de loyers plus élevés. »

Les syndicats soutiennent et appellent aussi à d’autres mobilisations. Celle du 8 mars, pour l’égalité salariale femmes-hommes et la revalorisation des « métiers féminisés » et celles des différents secteurs, pour créer les conditions, ils l’espèrent, d’un « grand 1er mai unitaire ».

Lu sur Essence, salaires, RIC : qu’est-ce qui a changé pour les Gilets jaunes ? (reporterre.net)

Essence, salaires, <span class="caps">RIC</span> : qu'est-ce qui a changé pour les Gilets jaunes<small class="fine d-inline"> </small>?

Trois ans après la naissance du mouvement, les revendications économiques, politiques et sociales des Gilets jaunes sont toujours d’actualité. Prix de l’essence, RIC, pouvoir d’achat… Qu’ont-ils obtenu ?

Gilets jaunes, saison 2 ? C’est en tout cas ce qu’annonce un groupe Facebook du même nom, qui rassemble 10 000 membres. Hausse du prix de l’électricité et du gaz, hausse du prix des carburants… Le mouvement social qui fête son troisième anniversaire pourrait bien redémarrer. Tour d’horizon des enjeux économiques soulevés à l’automne 2018 et toujours d’actualité.

  • Carburant : un prix à la pompe inégalé depuis 2012

C’était l’un des catalyseurs qui avait déclenché le mouvement : le prix élevé et la hausse envisagée par le gouvernement de la taxe sur le carburant (TICPE). À la mi-octobre 2018, le prix du gazole atteignait 1,53 euro, selon les données du ministère de la Transition écologique. Cet automne, il dépasse ce seuil symbolique : le coût moyen du litre de gazole dépassait 1,57 euro vendredi 19 novembre.

Le gouvernement n’est pas directement responsable et les causes de cette hausse sont multiples. La reprise économique brutale après les confinements a entrainé une demande supérieure à l’offre mondiale. Le prix du gaz a explosé. Dans ce contexte, le Premier ministre a proposé la création d’un chèque carburant de 100 euros. Un dispositif retoqué le 17 novembre par les sénateurs, les élus Les Républicains le considérant comme trop onéreux et mal ciblé. Les deux Chambres doivent encore se concerter.

  • Énergie : un gel qui n’empêche pas d’avoir froid

Moins évoqués que ceux de l’essence, les tarifs de l’électricité et du gaz domestique étaient aussi au cœur des revendications des Gilets jaunes. Quinze jours après le début du mouvement, le gouvernement a gelé, le temps d’un hiver, les prix du gaz et de l’électricité. Un répit de courte durée. Ainsi, depuis le 1er janvier 2019, le tarif réglementé du gaz a augmenté de 32 %, dépassant ces dernières semaines le pic de l’automne 2018, encore une fois pour cause de situation économique mondiale.

Le 30 septembre, dans un effort d’anticipation, le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé « un bouclier tarifaire » avec un gel des augmentations des tarifs réglementés de gaz en cette fin d’année et « tout au long de l’année 2022 ». Bouclier validé lundi 15 novembre par la Commission de régulation de l’énergie. Celui-ci permet d’éviter immédiatement la hausse de 21 % du gaz qui aurait dû avoir lieu le 1er novembre, et celle, de 21 % également, de décembre. Ce tarif réglementé disparaitra pour les particuliers dès juillet 2023, dernière étape de la libéralisation du marché débutée au début des années 2000.

Concernant l’électricité, la hausse de 4 % des tarifs réglementés est maintenue pour février prochain, elle sera « compensée par une baisse des taxes », selon le gouvernement. Par ailleurs, au lendemain de la journée contre la précarité énergétique, EDF a annoncé qu’elle ne couperait pas l’électricité en cas d’impayés, même en dehors de la trêve hivernale. Le courant sera maintenu avec une puissance nettement réduite et limitée à mille watts. De quoi s’éclairer et garder le frigo allumé mais pas de se chauffer.

  • Salaires : une hausse en trompe-l’œil

Smic net à 1 300 euros et indexé sur l’inflation : contre les fins de mois difficile, les Gilets jaunes revendiquaient dès le début des augmentations de salaire généralisées. En guise de réponse, le gouvernement avait consenti à une hausse de 1,8 % du Smic début 2019 et finalement portée à 1,5 % — il s’élève aujourd’hui à 1 258 euros net mensuels. Cette hausse a été assortie d’une suppression de la part salariale des cotisations sociales. Une entourloupe pour faire croire que le salaire augmentait et qui a conduit au passage à fragiliser le lien de solidarité, notamment entre salariés et chômeurs.

Il faudra avoir travaillé pendant six mois (et non quatre actuellement) pour prétendre à l’allocation chômage. © NnoMan Cadoret/Reporterre

La réforme de l’assurance chômage, elle, entraîne la précarisation de centaines de milliers de personnes. 1,15 million d’allocataires auront une allocation journalière plus faible (de 17 % en moyenne) selon une étude d’impact de l’Unedic.

Seule avancée : la taxation renforcée des contrats courts, pour en limiter l’usage. Mais celle-ci est entrée en œuvre plus tard que prévu.

  • Démocratie : une classe dirigeante toujours plus enfermée dans ses certitudes

Revendication constante du mouvement, le référendum d’initiative citoyenne (RIC) n’est finalement jamais entré en vigueur. Et les maigres exercices de participations citoyennes, du « grand débat » du printemps 2019 à la Convention citoyenne pour le climat ont souligné l’incapacité du pouvoir à prendre en compte le résultat des instances de concertation et de débat qu’il a lui-même mis en place.

Les astuces du gouvernement pour empêcher le débat parlementaire

Seul semblant d’horizontalité nouvelle : le travail parlementaire est finalement autant ignoré et méprisé que la parole citoyenne.

Une somme d’éléments qui pourraient s’agréger et apporter une reprise du mouvement dès ce samedi, alors que des appels à « sortir des ronds-points » pour reprendre la mobilisation courent dans de nombreux groupes de Gilets jaunes. Mais, comme toujours, le mouvement n’obéit pas à des règles mathématiques. La violence de la répression policière a dissuadé plus d’une d’afficher collectivement et dans la rue ses convictions.

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