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PLMT : Constitution du comité de soutien

LA LUTTE DES SALARIES DE SANIR-PLMT : NOUS SOMMES TOUS CONCERNES !


Depuis des années, parce qu'ils étaient inquiets pour leur santé, certains riverains de la zone industrielle de Pavillon sous bois avaient déposé plainte, dénonçant les fumées et odeurs qu'ils ressentaient dangereux. En vain.

Depuis des années, les travailleurs de l'entreprise de démolition / désamiantage Sanir/Plmt, dont le siège est à Bondy, travaillaient dans la poussière d'amiante, le plomb, les fumées toxiques ; depuis des années, ils étaient « sans papiers ». Que subissent les sans-papiers qui travaillent ? Trop souvent, l'absence de tout droit (salaires très bas, pas de convention collective du bâtiment, pas de congés payés, pas de suivi médical, pas d'arrêt de travail…). Ils travaillaient dans des conditions de travail dignes d'un autre âge. Dans l’indifférence des pouvoirs publics.

Depuis juin dernier, ces travailleurs ont choisi de sortir de l'ombre et du silence. Ils se sont mis en grève pour faire valoir leurs droits et, par là-même, les nôtres.

Depuis maintenant 4 mois, ils occupent le site d'exploitation au 13 allée de Lisbonne à Pavillons sous Bois.

Des papiers pour la dignité et les droits !

Pour 11 des 14 salariés en lutte, la régularisation semble en bonne voie. C’est une victoire de la lutte, alors que l’un d’entre eux travaillait depuis 17 ans dans ces conditions indignes et sans-papiers !

Mais pour trois d’entre eux, la procédure reste en suspens et nous ne pouvons l’accepter.

De plus, au-delà des papiers, c’est la dignité et le respect des droits fondamentaux qui sont en jeu :
- Un médecin du travail doit examiner ces salariés ;
- Ils doivent bénéficier d'un suivi médical adapté aux toxiques auxquels ils ont été exposés ;
- Ils doivent pouvoir être logés de façon décente et non parqués dans des locaux sous loués de façon peu claire par l’employeur (à Bondy-Habitat pour cinq d’entre eux) ;
- l'employeur doit être jugé pour les délits et infractions qu'il a commis

Le respect de l’environnement et le droit à la santé !

Par leur lutte, ces salariés ont permis d’obliger les pouvoirs publics à réagir. La Préfecture a dû s'intéresser à l'environnement toxique dans lequel ils travaillaient. Dans un communiqué du 30 septembre 2008, elle écrit : " Sans attendre les analyses approfondies nécessaires, le Procureur de la République a été saisi et une enquête judiciaire est en cours depuis plusieurs semaines. Par ailleurs, un arrêté de mise en demeure et de suspension des activités
vient d’être pris à l’encontre de l’exploitant et un autre arrêté lui impose de remettre ce site en état et de faire les diagnostics et analyses approfondis nécessaire."

C’est un premier pas pour les riverains, qu’ils habitent Bondy ou Pavillons. Mais nous devons nous mobiliser pour obtenir :
- la dépollution effective du site et sa remise en état ;
- des garanties pour la santé des riverains ;
- les poursuites contre l’employeur responsable de ces pratiques.

Un comité de soutien pour continuer l’action et amplifier la solidarité.

Ces travailleurs viennent de vivre près de 4 mois sans salaire alors qu'ils doivent payer loyers, factures, impôts,
alimentation, soins médicaux…(soit une perte collective d'environ 45.000 euros).
- Ils ont besoin d'urgence d'une solidarité financière : merci de votre contribution (voir ci-dessous)

La vigilance citoyenne pour la solidarité avec les salariés, pour le droit à la santé et celui de vivre dans un environnement ne peut être efficace que dans un cadre d’action collective. Pour poursuivre ce combat, dans l'intérêt es salariés et le nôtre, un comité de soutien vient d'être créé.

- Nous vous invitons à nous rejoindre en retournant le bandeau ci-dessous par courrier ou par mail.

Leurs droits sont aussi les nôtres ! Rejoignez le comité de soutien !


1ers signataires : Union Locale CGT Bondy / Ligue des Droits de l’Homme, Réseau Education Sans Frontières / Bondy Autrement, Les Verts, Association des Communistes Unitaires

Pour verser votre contribution et contacter le comité de soutien :
Nom : …………..……. .. Prénom : ..……………. Téléphone : ……………… Commune : …………………
- Je verse ci-joint la somme de …………. € (Chèque à l’ordre de UL CGT Bondy – mention Sanir-PLMT)
- Je souhaite participer au comité de soutien : contact téléphonique avec Olivier au 06 20 54 40 51 ou
bandeau à renvoyer à : UL CGT Bondy 7 avenue Jean Lebas 93140 Bondy – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Informations supplémentaires