Médias et politique : le vrai débat n'aura pas eu lieu à Bondy

Hasard du calendrier ou inconscient pied de nez, la mairie de Bondy organisait ce 14 février un débat "médias et politique" alors que l'actualité politique particulièrement chargée en ce début d'année avait une nouvelle fois démontré que Le Parisien favorise le PS Bondynois.


Invités : Sylvine Thomassin, maire (débutante) de Bondy, Gilles Garnier conseiller municipal et général PCF de Noisy-le-Sec, Bernard Loche de France 3 et Clémentine Autain, rédactrice en cheffe du magazine Regards.

Hasard du calendrier ou inconscient pied de nez, la mairie de Bondy organisait ce 14 février un débat « médias et politique » alors que l’actualité politique particulièrement chargée en ce début d’année avait une nouvelle fois démontré que Le Parisien favorise le PS Bondynois.

Invités : Sylvine Thomassin, maire (débutante) de Bondy, Gilles Garnier conseiller municipal et général PCF de Noisy-le-Sec, Bernard Loche de France 3 et Clémentine Autain, rédactrice en cheffe du magazine Regards.

Malgré l’annonce en une du site internet de la ville et une brève dans Le Parisien (tiens, tiens…) on ne comptera qu’une petite trentaine de personnes dans la salle du conseil.

Sylvine Thomassin : Les médias sont dans la spontanéité, l’émotion, l’instantanéité, la petite phrase et la mise en scène et les politiques se sentent pris au piège alors que le temps politique est différent du temps médiatique.

Elle s’estimera atypique car elle aurait du mal se mettre en scène, à personnaliser son action et, selon elle, la concentration des médias se serait accentuée depuis Sarkozy (qui a privatisé TF1 déjà ?). Elle dénoncera les relations familières presque incestueuses et commettra ce remarquable lapsus : « les politiques et journalistes fréquentent les mêmes sectes euh non les mêmes cercles ». On ne saurait mieux dire !

 

« Aucun bâtiment public n’a brûlé à Bondy » : FAUX !

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« Aucun bâtiment public de Bondy n’a brûlé en 2005 » FAUX

Mme Thomassin affirmera que lors des « émeutes urbaines » de 2005, « aucun bâtiment public n’a brûlé à Bondy ». Juste quelques voitures et encore elle croit savoir que, « pour la plupart, c’était pour des histoires d’assurance ».

Pourtant la commune de Bondy a attaqué l’État devant les juridictions administratives pour remboursement de 106 097 € « entre les 1er et 3 novembre 2005, de nombreuses dégradations sont survenues sur des bâtiments et des biens appartenant à la COMMUNE DE BONDY ». Notre commune sera déboutée par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise puis en appel par la cour administrative d’appel de Versailles, creusant encore un peu plus la facture. Pour rien.

Comment Mme Thomassin alors adjointe au maire a-t-elle pu oublier tout cela ?

Gilles Garnier s’égarera longuement sur l’épisode du tramway des Rroms du pont de Bondy en omettant de préciser que l’arrêté d’expulsion avait été signé par le maire de Bondy Gilbert Roger en court-circuitant ses élu-e-s Verts et communistes qui, après quelques protestations, n’ont pas quitté pour autant la majorité (à l’exception notable de Nadir KITATNI des Verts, devenu paria de la majorité).

Bernard Loche de France 3 oubliera de parler d’un Bondynois devenu célèbre malgré lui par des médias en pleine crise de paranoïa terroriste : Abderrezak Besseghir, le « bagagiste de Roissy » qui a failli croupir en prison, victime d’un coup monté.

France 3 avait alors affirmé qu’une mallette de détection d’explosifs avait été trouvée dans son vestiaire. Le groupe France télévision sera condamné pour diffamation par la 17ème chambre correctionnelle de Paris. Il n’en parlera pas...

Clémentine Autain aura bien du mal à cacher sa déception d’avoir perdu son temps dans les bouchons du périph’ pour atterrir dans ce faire-valoir du PS local. Mais qu’était-elle venue faire dans cette galère ?!

Puis vint le temps, malheureusement très raccourci, des questions du public et pour Bondy autrement du « dénigrement » comme disent nos détracteurs, anonymes ou pas.

Réflexion liminaire Tout d’abord il est paradoxal d’organiser un débat « médias et politique » à Bondy et d’oublier la politique locale. C’est pourtant le creuset des politiciens professionnels. C’est l’école dans laquelle tous nos élus nationaux et la plupart de nos ministres ont débuté, c’est là qu’ils ont appris à mentir et à intriguer. Le manque d’informations locales nourrit le désintérêt citoyen qui permet à son tour aux ambitieux de faire carrière. Notre République serait bien plus « irréprochable » si dès le début ceux qui nous représentent et nous dirigent n’y avaient pas pris leurs mauvaises habitudes.

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Questions de Bondy autrement, non-réponses de la maire

Concernant Bondy relaté par Le Parisien, quelques exemples :

  • municipales de 2008 : Le Parisien présente les listes en compétition aux élections municipales à Bondy en oubliant celle de Bondy autrement pourtant déposée à la Préfecture. Mme BOLOGNA se justifiera en expliquant qu’elle a contacté le maire sortant et qu’il ne lui avait pas dit ;

  • 23 octobre 2010 : Le Parisien pris en flagrant délire ! Mme BOLOGNA relate un conseil municipal de Bondy auquel elle n’a pas assisté. C’est sans compter sur la tendance à l’affabulation de notre ancien maire (déjà !) qui invente carrément une courageuse délibération pour que les banques s’installent enfin à Bondy nord. Seul problème, rien de ce qui est écrit n’est vrai !

  • 11 novembre 2010 : la communauté d’agglomération Est Ensemble a repris la compétence eau pour revenir à une gestion publique en débat pendant une soirée. Le compte-rendu qu’en fera Le Parisien toujours sous la plume de Mme BOLOGNA est inquiétant : les élus du PCF de Bobigny (pour le retour à la gestion privée de l’eau avec VEOLIA) n’étaient pas présents mais ils sont cités, 15 des 20 interventions orales furent favorables à la régie publique mais Le Parisien conclura que « La tendance mercredi soir s’orientait plutôt vers un retour au Sedif » et enfin une petite erreur de 2 centimes sur le prix du m3 d’eau (1,73 au lieu de 1,75), erreur qu’on retrouve bizarrement sur un article du blog de Mme Thomassin du même jour. Alors qui copie sur qui ?...

  • récemment Mme BOLOGNA a relaté les recours contre des délibérations illégales votées par la majorité municipale de Bondy par deux petits articles où nous avons relevé 21 erreurs factuelles en 458 mots. Notre droit de réponse a été ignoré, « pour des raisons de forme » nous dira le service juridique ;

  • depuis la Justice a désavoué la mairie par deux fois et deux campagnes de diffamation anonymes contre Bondy autrement ont agité Bondy mais, procédé encore plus pratique, Mme BOLOGNA n’en écrira pas un mot.

Aussitôt le fan club du PS s’insurge aux cris de « c’est pas un tribunal ici ! » et « c’est pas une question ça ! ».

« Mme BOLOGNA n’a pas sa carte du PS » c’est tout ce que répondra Mme Thomassin, maire de Bondy. Une réponse à méditer, entre aveu de proximité et touchant regret.

Alors que Le Parisien est la seule presse payante et professionnelle qui traite de l’actualité politique de notre ville et face au traitement aussi caricaturalement en faveur des maires PS de Bondy, les groupes politiques de Bondy pourraient-ils offrir un peu plus que les 1000 signes des tribunes mensuelles du magazine municipal Reflets ?

Il faudra relancer la maire pour qu’elle réponde que le magazine Reflets est (lui aussi !) neutre que c’est « un journal d’information et pas un journal politique » et pas du tout à la gloire de sa majorité municipale.

Pour celles et ceux venu-es s’intéresser aux relations entre médias et politique et qui seraient reparti-es déçu-es, mieux vaut lire et relire Bourdieu (pas même cité ce soir-là !), aller voir le film « les nouveaux chiens de garde » ou ceux de Pierre Carles, fureter sur le net sur des sites comme Acrimed, Arrêt Sur Images ou Les mots sont importants et surtout faire preuve d’esprit critique.

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