La société que « Bondy autrement » promeut a besoin d’un tissu associatif dense. Les citoyen.ne.s ne pourront pas « reprendre la ville » sans se parler, sans construire ensemble : le repli sur soi est la source de toutes nos impuissances et de tous les dangers. Les associations sportives, culturelles, les syndicats, les associations de parents d’élèves, les amicales de locataires sont le premier échelon d’intervention sans lequel le reste est impossible. De notre point de vue, les associations doivent être autonomes de la mairie, même quand elles sont subventionnées. Le mercredi 20 mai, le conseil municipal a voté des subventions à 80 associations, pour un montant de 950 000. 10 conseillers municipaux n’ont pas participé au vote pour ne pas être juge et partie, dans la mesure où leur association passait en conseil. Parmi les élus restant, toute la majorité a voté les subventions tandis que toute l’opposition LFI/PCF s’est abstenue. Revenons sur trois de ces dossiers. L’Association Sportive de Bondy perçoit 530 000 euros. C’est la plus grosse subvention mais qui a été divisée par trois par rapport à ce qu’elle était il y a quelques années. L’ASB était considérée comme un service municipal tellement les Bondynois.es l’utilisent dans la ville. Si l’on considère que le sport est déterminant pour la santé et la socialisation, il faut y mettre des moyens. Deuxième dossier, absent, celui des subventions aux syndicats. Le maire actuel a supprimé les subventions aux syndicats attribués précédemment alors qu’ils accomplissent une mission de service public en conseillant les salarié.e.s, y compris les employé.e.s de la commune que la mairie est incapable de suivre, par exemple pour constituer leur dossier de retraite. Immédiatement, il faut rétablir ces subventions aux syndicats. Troisième dossier, la subvention à l’association Le Rocher, d’un montant de 6 000 euros. Bondy autrement a toujours voté contre les subventions à cette association. Un livre vient de sortir au sujet de la structure-mère du Rocher. Le journaliste Olivier Perret a publié La face cachée de l’Emmanuel aux éditions Golias. Il y présente le véritable trust financier dont Le Rocher fait partie et ses liens avec les courants catholiques les plus conservateurs, y compris d’extrême-droite. Cette association prospère à Bondy-nord sur l’abandon de la population par les services publics. Il ne s’agit pas de contester le droit de cette association à exister mais une association peut exister sans subventions publiques, particulièrement quand il s’agit d’une communauté religieuse aussi contestable. Il faudrait que les élu.e.s au conseil municipal lisent ce livre, tant la majorité que l’opposition LFI-PCF ! En attendant, ce sont plusieurs centaines d’associations qui agissent dans la ville. Une partie d’entre elles seront au forum des associations à la rentrée. Alors venez les voir et investissez-vous dans vos associations sportives, culturelles, de parents d'élèves, dans vos syndicats, vos amicales de locataires.