« Siamo tutti antifascisti » (nous sommes tous des antifascistes), voilà le slogan que l'on a pu entendre lors du rassemblement du 4 avril contre le racisme à Saint-Denis. Bondy autrement y était représentée. En revanche, on attend toujours un communiqué du maire de Bondy pour exprimer sa solidarité à son collègue Bally Bagayoko insulté à de multiples reprises depuis qu’il a été élu.
N’en déplaise aux faux journalistes des médias Bolloré, Bally Bagayoko a été élu dès le premier tour, et dans une ville de plus de 100 000 habitants ! Il aurait été juste que ce résultat provoque l’intérêt plutôt que la haine.
Face à cette violence, un rassemblement était organisé samedi 4 avril sur le parvis de la mairie de Saint-Denis. Plus de 6000 personnes étaient présentes : les organisations syndicales, la Ligue des droits de l'homme, SOS racisme et de simples citoyens et citoyennes venu.es de Saint-Denis et d’ailleurs.
Des prises de paroles d'élus, d’étudiants et étudiantes, du secrétaire général de la CGT 93 entre autres se sont enchaînées pour dénoncer ces violences subies régulièrement par les personnes issues de l’immigration, et même désormais des élu.e.s depuis les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
C’est un début pour garantir nos droits et en conquérir de nouveaux.
Face aux divisions du peuple voulues par le pouvoir aux mains des milliardaires, nous devons faire peuple et ne pas accepter les discriminations qui nous divisent.
Il y a un an, le 21 mai 2025, les locataires manifestaient à Bondy habitat après avoir été informés de la régularisation des charges 2023. Seuls Bondy-nord et Blanqui avaient été régularisés. Dans les autres résidences, les provisions n’avaient pas été suffisantes face à l’augmentation des dépenses, particulièrement du chauffage. Certaines familles se voyaient réclamer 500 euros.
Depuis, plus de nouvelles ! Les élections ont sans doute obligé Est Ensemble Habitat à attendre pour ne pas provoquer la colère des locataires contre le maire. Mais désormais, la régularisation de l’année 2023 doit s’ajouter à celle de l’année 2024. Vont-il nous refaire le coup des factures de cantine, où les familles avaient dû payer des sommes parfois énormes à cause des défaillances de la mairie ? C’était à Est Ensemble Habitat de calculer des provisions qui permettent d’absorber la hausse des coûts. Les sommes à payer doivent être étalées au maximum : même un étalement de 75 euros par mois est trop lourd pour certaines familles, d’autant que les provisions doivent augmenter pour éviter le même problème chaque année. En attendant, Est Ensemble habitat a montré qu’il était au service de la réélection des maires plutôt qu’au service des locataires. On ne peut plus se contenter d’une entreprise sociale qui gère sans les intéressés : il est temps aussi de démocratiser les services publics comme le demande Bondy autrement dans son programme et de partager vraiment le pouvoir de décision avec les usagers !