Les lycéennes et les lycéens constatent et dénoncent une situation catastrophique, liée à un désinvestissement de 20 ans. Rats ou cafards, matières fécales dans l’eau, personnels non remplacés, manque de chauffage en hiver et canicule en fin d’année. Un.e élève de Seine-Saint-Denis perd un an de cours sur sa scolarité à cause du manque de remplaçant.e.s.
Les élèves veulent des conditions d’éducation, comme celles dont ont bénéficié les Attal, Lecornu ou Macron. Ils et elles réclament l’égalité qui leur est promise au fronton des bâtiments publics. Quand la communauté scolaire a commencé à revendiquer un plan d’urgence pour l’école du 93, la réponse du gouvernement a été un mépris poli. Aujourd’hui la colère éclate.
Les médias ne voient que l’aspect négatif de la colère, comme s’il n’y avait pas de cause ! Il faut donner des moyens plutôt que de la répression policière. Cela ne fait que révéler un peu plus que la police n’agit pas au service de toute la population. Et la petite stratégie qui consiste à fermer les établissements scolaires pour éviter la mobilisation est un mélange de malhonnêteté et de sottise.
Ce sont nos enfants ! Et la satisfaction de leurs revendications ferait avancer toute la société : les citoyennes et les citoyens ont besoin de comprendre le monde qui les entoure pour y agir !
Quant aux moyens, n’oublions pas que 400 milliards sont consacrés à la militarisation de l’économie, 200 milliards sont donnés aux patrons sans contrepartie et que l’impôt des riches est inférieur à celui des classes moyennes. Les revendications sont donc justes et réalisables.
Aujourd’hui, et face à la répression sauvage, nous devons tous et toutes protéger les jeunes mobilisé.e.s. Les grèves des mardi 6 octobre et jeudi 8 octobre seront d’autant plus réussies si nous sommes en nombre dans les cortèges. Les parents d’élèves de la FCPE appellent d’ailleurs à soutenir ces mobilisations.