Les réseaux sociaux ont diffusé il y a plusieurs semaines une bande audio où un personnel du lycée Jean-Renoir utilisait l’expression « gang de Blacks ».
Bondy autrement condamne l’utilisation de cette expression.
Ce n’est que le 4 mai que cette affaire a connu une publicité avec une mobilisation des élèves, qui expriment leur expérience de souffrance du racisme, notamment à l’école.
L’absence de traitement des conflits par la hiérarchie de l’Éducation Nationale a permis cette explosion. Le pourrissement est bien souvent la seule stratégie des institutions face aux revendications de justice, et l’Éducation Nationale ne fait pas exception.
Des adultes ont relayé le problème et amplifié une mobilisation sur les réseaux sociaux, au-delà de la juste dénonciation du racisme, au point de fragiliser les personnels et le fonctionnement du lycée.
Quand les discriminations créent de la colère qui ne trouve pas de réponse et dont des forces politiques veulent profiter, le vivre ensemble est fragilisé dans la société. C’est ce que prouve « l’affaire Renoir ».
Nous exprimons notre solidarité aux élèves victimes et aux adultes qui veulent sortir par le haut de cette situation en luttant ensemble contre toutes les discriminations.
Les élèves mobilisés ont à construire leur action de façon autonome. Et le reste de la société doit les prendre en compte.
Sans mobilisation citoyenne et syndicale, rien de bon ne viendra des différentes émanations du gouvernement, comme le rectorat, qui ferme encore 9 classes à Bondy et met les personnels en difficulté en stigmatisant certains élèves plutôt que de donner à l’école les moyens de réussir.